Les ambulants allemands en zone occupée belge et du nord de la France 1914/1918

Les ambulants allemands en zone occupée belge et du nord de la France 1914/1918

Article modifié le 21/02/2020.

Début novembre 1914, le théâtre des opérations d’invasion est fixé, les belligérants se font face par tranchées interposées. Les allemands occupent la majorité de la Belgique qui sera gérée par une administration civile: le Gouvernement Général. A la Belgique du G.G. sera rattachées les régions de Fumay, Givet( de janvier 1915 à janvier 1918 puis rattachées à la 1ère armée), Maubeuge (de juin 1915 à octobre 1916 qui intégrera la 1ère armée ensuite) et du Luxembourg. Ainsi, c’est une ligne qui part d’Anvers pour rejoindre Mons puis Maubeuge pour se diriger vers le haut des Ardennes et atteindre le Luxembourg, qui définit le territoire du G.G. Des réorganisations vont intervenir fréquemment, ainsi la région de Mons en 1917 se trouve sous la direction de la 1ère armée.

En deçà de cette ligne, ce sont les zones des armées et des étapes. Le terrain était occupé par l’armée allemande divisé en 7 corps d’armés de la 1ère armée à la 7ème armée. Les limites plus ou moins instables partaient de Nieuport et Ypres en Belgique pour rejoindre Lille, Péronne, Soisson, Reims, Sainte Ménehould, Verdun, Commercy en France et l’Alsace/Lorraine sous l’égide de l’Allemagne

Pour cette période, le courrier civil était autorisé à l’intérieur du Gouvernement Général et des territoires rattachés. Les correspondances pour la zone des armées, pour l’Allemagne ainsi que ses pays alliés et certains pays neutres étaient également autorisés.

Le courrier civil était soumis à la censure. Dès octobre 1915, le courrier local pouvait être envoyé sous pli fermé mais de part mon expérience, j’ai vu de très nombreux courriers locaux voyageant non clos après cette date. Pour les autres destinations, ce courrier devait voyager non clos.

L’occupant allemand avait émit des mesures drastiques qui limitaient les envois de courrier. Bien que la Belgique ait une longue frontière avec le nord de la France, il n’y avait pas de courrier civil transitant de la France vers la Belgique et vise versa sauf pour les trois territoires cités plus haut. Le courrier officiel, le courrier des prisonniers de guerre, le courrier d’entreprise nécessaire à l’occupant comme les mines, les banques et les soldats de l’Empire Germanique étaient ,eux, autorisés à envoyer de la correspondance.

Bien entendu, les frontaliers français essayaient de passer ou d’envoyer du courrier vers le territoire du G.G. qui avait un régime postal plus souple. La collecte de courrier était facilitée grâce à l’assistance de la Croix Rouge belge avec la création de bureaux régionaux le long de la frontière où l’on pouvait faire parvenir son courrier grâce à des adresses de couverture. La Croix Rouge se chargeant ensuite de dispatcher le courrier. C’était la manière la moins compliquée pour avoir des nouvelles de prisonniers.

Pour trouver ces ambulants, le plus souvent, seules les cartes postales sont parvenues jusqu’à nous. Le courrier civil était rarement transporté par les ambulants. Pour l’essentiel, ce sont  des courriers officiels et du courrier privé en franchise de militaires allemands via la Feldpost.

Lignes belges recensées: Z=Zug=train

Les ambulants allemands utilisent pour aller et retour la même oblitérations. La direction du courrier est à distinguer avec le numéro du train: pair une direction, impair l’autre.

En général: pair pour les trains en direction sud-nord et est-ouest, impair: nord-sud et ouest-est. Mais la direction exacte est à confirmer avec les indicateurs horaires de la poste (ou DB, Reichsbahn etc.).

Ces précisions m’ont été donner par M. Borhgammer Thomas de l’association: la Barge en Allemagne.

http://www.uqp.de/bahnpost/index.htm

Arlon-Virton: Z.  4803 et 4809

Brüssel- Antwerpen: Z. 950, (signalé Z.959).

Brüssel-Anvers: Z. 959/960/125

Brüssel-Courtrai: Z. 702

Brüssel-Kortrijk: Z.6720

Brüssel-Gent: Z. 43

Brüssel-Gent-Ostende: Z. 41/42/406/480/754/802.

Brüssel-Herbesthal: Z. 422/454/7118

Brüssel-Mons: Z.602/604

Brüssel-Namur: Z. 503/531/1158

Brüssel-Ostende: Z. 421/422/423

Dinant-Jemelle: Z. 2882

Gent-Courtrai: Z. 117/118/136/144/175/176 et sans N°

  

       

Löwen-Charleroi: Z. 553

Löwen-Gent: Z. 852/3970

Löwen-Turnhout: Z. 2130/2134

Lüttich-Antwerpen: Z. 352/354/1088/1091

Lüttich-Charleroi: Z. 310

Lüttich-Hasselt: Z. 352/354

Lüttich-Jemelle: Z.1290

Lüttich-Trois -Ponts: Z. 657/658, (signalé Z.1273)

Mariembourg-Jemelle: Z. 612

Virton- Houyet: Z.2925

Lignes Belgique-France recensées:

Brüssel-Cambrai: Z. 1518/1536, (signalé Z.1338).

Brüssel-Charleville: Z.2202

Brüssel- Lille: Z. 210/453/454/576

  

Brüssel-Metz: Z. 69/169/210

Brüssel-Charleville: Z.2202

Brüssel-Mézieres-Charleville: Z.623/624

Brüssel-Valenciennes: Z. 536/601/604/605, (signalé Z.603).

Charleroi-Hirson: Z. 3051

Courtrai-Lille: Z.179/235, (signalé Z.21/133/729).

Gent-Charleville: Z.94, (signalé Z.11/95/179).

Givet-Mariembourg: Z.3023, (signalé Z.3062 et Z.3063).

C’est le seul ambulant au départ d’une ville française vers la Belgique.

Herbesthal-Laon: Z.306, (signalé un Z.172 en 1917, Z.206/711).

Herbesthal-Lille: Z.274/409/410, (signalé: Z.10/11/412)

Luttich-Charleville: Z.310

Luttich-Tergnier: Z.306, (signalé:Z.10/305)

Namur-Charleville: Z.285/622/626/825, (signalé Z.621).

Thielt-Charleville: (Z.5/90 signalé en 1917).

Lignes Belgique-Luxembourg recensées:

Brüssel-Luxemburg: Z.169/8449/9477

Lüttich-Luxemburg: Z.507/608/1315/2733, (signalé Z.503/607).

Luxemburg-Jemelle: Z. 1330/1341

Luxemburg-Namur: Z.1330 (signalé un Z.1331 en 1917).

Namur-Luxemburg: Z.1331

Lignes Allemagne-Belgique recensées:

Cöln-Antwerpen: sans N°

Cöln-Brussel: sans N°

Cöln-Lüttich: Z.10

Cöln-Verviers:

Deux types: Cachet allemand, Z.1-8, Z.1-10, Z.9 et sans N°

Cachet belge, Z. 413/426/304/414/9-30

Libramont-Ulflingen: Z. 527/528

Lüttich-Bleyberg-Aachen: Z. 243/349/354, (signalé Z.340/2436).

Pepinster-Ulflingen: Z.2789/2798, (signalé Z.271).

Lignes Allemagne-France recensées:

Côln-Laon: Z.720/–9/253

Signalé également:

Cöln-Lille

Cöln-Saint Quentin

Metz-Conflans

Metz-Rethel

Metz-Vigneulles

Trier-Charleville-Rethel

Lignes de France recensées: Schaffnerbahnpost

Signalé:

Cambrai-Lille

Charleville-Saint Quentin

Metz-Charleville

Metz-Vigneulles

Montmédy-Verdun

Signalé avec le nom de ville uniquement:

Charleville

Givet N°2

Vervins

Il y a plusieurs sortes de cachets, notamment: Bahnpost, Schaffnerbahnpost et un train spécial postal: Postzonderzug (Trier-Charleville-St Quentin).

Lignes des cantons de l’Est recensées:

En premier lieu, ce sont des ambulants allemands en territoire allemand.

Un peu d’histoire:

Pendant la période 1795/1815, l’administration est française sous l’égide de Napoléon-Bonaparte. Ces cantons font partis du département de l’Houthre avec comme chef lieu: Liège. Le traité de Paris en 1815, après la défaite de Napoléon à Waterloo, donne les cantons d’Eupen, Malmédy et Saint Vith à la Prusse, de fait, l’administration sera prussienne de 1815 à 1919. Les habitants de ces cantons feront la première guerre mondiale sous l’uniforme allemand. Les langues parlées sont: le français, l’allemand et le Wallon. Le français sera banni des institutions et des écoles à l’arrivée de Bismarck au pouvoir en 1862.

En 1919 avec le traité de Versailles, les cantons de l’Est sont détachés de l’Allemagne pour être donnés à la Belgique. En 1925, l’Allemagne conduira des négociations secrètes pour racheter ces cantons. Elles échoueront face au refus de la France de remettre en question le traité de Versailles.

Aachen-St Vith: Z.604/611/621

Jünkerath-Malmedy: Z.670/675

 

Articles parus dans les feuilles marcophiles N°163 et 166. 1964/65:

Dans cette article, M. Goin, écrit sur l’organisation de la poste ferroviaire effective en mai 1915. Sur cette page, je reproduis des oblitérations antérieurs à cette date. Au vu de la réputation de planification de l’armée allemande, il me semble probable que l’organisation du trafic postal est été orchestrer dès le début du conflit. Si vous voulez que vos troupes militaires gardent le moral, il faut que le courrier suive.

Biblio:

Hors série les feuilles marcophiles 2019-02: l’histoire postale au cœur de la grande guerre.  Article d’Emmanuel Lebecque. 2019.

Le courrier civil dans le nord de la France occupée 1914/1918. Gerhard Ludwig, André Van Dooren. 2018

les cachets ambulants de la Belgique  occupée 1914/1918, Raymond de Graeve, édition de la revue postale 1977.

Les feuilles marcophiles N° 165 et 166, 1965.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cantons_de_l%27Est_(Belgique)

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