Les bureaux gares de la Côte d’Ivoire

Les bureaux gares de la Côte d’Ivoire

Les bureaux-gares de la Côte d’Ivoire
En préambule, je désire rendre hommage à Mr. Constant Bouérat.
Sans la lecture de son histoire des postes et télécommunications de la Côte d’Ivoire 1906/1914, Il m’aurait été impossible de comprendre l’utilisation de ce type d’empreintes (j’utilise à dessein le mot empreinte car ils oblitèrent rarement les timbres, bien que ces empreintes dépendent bien de l’histoire postale de la Côte d’ Ivoire).
Plutôt que de paraphraser son texte, je préfère que vous le lisiez dans son intégralité

Nous avons deux empreintes différentes pour Abidjan-Ville. C.F.C.I.=Chemin de Fer de la Côte d’Ivoire. Carte datée de 1910.

Contrairement à ce qu’écrit M. Bouérat, il est possible de trouver des empreintes avec dateurs centraux. L’expéditeur de ce pli (un militaire) est bien affecté à la télégraphie, direction des chemins de fer de la Côte d’Ivoire. La gare est ouverte en 1904.

Voici un troisième type d’empreinte. La carte est datée de 1907. La gare est ouverte en 1904.

 

Carte ferroviaire de 1950.

Cette lettre d’Abobo pour la Suisse est datée de 1941. La gare d’Abobo est ouverte en 1905.

Voici les deux empreintes prises dans le livre de Mr. Waugh.

La gare d’Agnégy (Agboville) est ouverte en 1907.

La gare d’Azaguié est ouverte en 1905,

 

Sur cette carte vous visualisez  les 18 bureaux-gares recensés. Ils sont situés sur la ligne Abidjan-Bouaké. Ligne qui a été mise en exploitation à partir de 1905 jusqu’à Azaguié et qui atteint Bouaké en 1912. Bouaké qui sera le terminus jusque 1923.

 

En conclusion, vous avez plus de chance de rencontrer ces bureaux-gares frappés sur des cartes postales autour des années 1905/1912. Je constate également des différences entre les listes, les dates fournit par Mr. Bouérat et les pièces présentées ci-dessus.

Il ne faut pas oublier que pour les premières années d’exploitation, cette ligne était tenue par les militaires et ces empreintes leur sont dévolues en premier lieu, qu’il y est un bureau de poste dans la ville ou non (voir Abidjan). On pouvait donc remettre son courrier au guichet de la gare. D’autres colonies useront de ce même procédé. Que l’utilisations de ces empreintes tombent en désuétude n’a ici rien d’anormale:

  1. les militaires vont être remplacés par du personnel civil.
  2. Ces empreintes ne concernent que la ligne Abidjan-Bouaké.
  3. plus aucune rémunération ne sera versée pour ce service et les timbres pour affranchir le courrier ne seront plus disponibles dans les gares.
  4. Un bureau des PTT qui sera établi dans une ville desservi par une gare prendra le relais du service postal.

Ne restera que quelques gares desservant des villages comme Abobo qui useront de manière occasionnelle de ce service obsolète. Ayez à l’esprit que ce n’était pas les autochtones en 1910 qui envoyaient du courrier. Mais bien un militaire ou un colon perdus dans un coin reculé de la Côte d’Ivoire, juste desservi par une gare dans le meilleur des cas. D’où la rareté du courrier revêtu de ces empreintes.

Constant Bouérat avait raison sur le côté aléatoire de ces listes de bureaux-gares en activités. Ce qui laisse envisager bien des découvertes à condition de trouver ces plis plus que rares.

 

 

Biblio: histoire des postes et télécommunications de la Côte d’Ivoire tome II 1906-1914. C. Bouérat.
Essai de nomenclature des établissements de Poste et Télécommunication de Côte d’Ivoire 1862/1975,  bulletin Col.Fra hors série N°16-2 1999. C. Bouérat.
Géographie des chemins de fer français, quatrième volume, Chaix 1950.
Railway mail in the french african and india océan colonies, William Waugh 1987.

 

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